Une journée typique d'installation de caméras: comment optimiser ses captations
Depuis plusieurs années, je m’intéresse énormément à l’installation de caméras de détection. Il y a plus d’une décennie déjà, j’utilisais les caméras en mode photo sur mes salines. Depuis, j’ai essayé plusieurs marques et modèles: Moultrie, Bushnell, Zecre, Primos, Boly, Access, Voopeak et Spypoint, entre autres. Aujourd’hui, j’utilise principalement des caméras non-réseaux en mode vidéo.
Lorsque j’ai commencé à utiliser mes pièges photographiques plus sérieusement, très peu d’information était disponible pour optimiser leur utilisation et maximiser les captations de qualité. Je vous propose donc un guide basé sur mes expériences. Tout au long de la lecture, je vous recommande très fortement d’écouter l’intégralité des vidéos complémentaires car elles auront beaucoup de conseils/informations supplémentaires.
Précision importante
D’entrée de jeu, je tiens à clarifier un point: cet article n’a pas pour objectif de promouvoir une marque plutôt qu’une autre. Je crois fondamentalement que chaque chasseur devrait évaluer ses besoins et son utilisation avant de choisir un modèle. Pour ma part, j’accorde une très grande importance à la qualité sonore combinée à l’expérience visuelle qu’une caméra me procure, puisque je l’utilise principalement en mode vidéo. Pour d’autres utilisateurs, l’autonomie pourrait être le critère principal.
Optimisation et positionnement
1 : Toutes les caméras disposent d’un capteur PIR (infrarouge passif), qui capture les variations de rayonnement infrarouge, autrement dit, la chaleur dans son champ de vision prédéterminé. Lorsqu’un animal ou un humain passe devant ce champ, la chaleur dégagée par sa silhouette déclenche une détection. Il est donc primordial de bien dégager les branches et les arbustes environnants, qui pourraient provoquer de fausses détections (false trigger).
2 : L’orientation de la caméra joue également un rôle très important. Par exemple, orienter la caméra vers le sud dans un milieu très dégagé peut exposer le capteur aux rayons du soleil et ainsi multiplier les déclenchements indésirables.
3 : De mon expérience, j’ai observé que le déclenchement est plus rapide lorsque les orignaux arrivent par derrière ou latéralement à la caméra. De manière générale, les mouvements frontaux sont captés plus difficilement. Sur le terrain, je vous recommande donc d’évaluer d’où les orignaux arriveront principalement selon votre positionnement, cela optimisera grandement la rapidité de déclenchement.
4 : Les caméras d’aujourd’hui disposent de deux types de DEL: certains modèles sont équipés de DEL noires, d’autres de DEL blanches. Dans tous les cas, il est important d’éviter tout obstacle devant le champ de vision de la caméra, afin de ne pas nuire à l’éclairage nocturne.
Endroit à privilégier pour vos caméras
Il est important de considérer qu’une caméra installée en milieu naturel ne dispose d’aucun leurre ou incitatif olfactif pour stimuler la curiosité des orignaux. Pour cette raison, je vous recommande de cibler des endroits où la probabilité que plusieurs individus circulent fréquemment est élevée, selon la période de l’année visée.
D’année en année, je cherche à optimiser l’emplacement de mes caméras afin de maximiser les captations de qualité. Avec le temps, j’ai ciblé plusieurs endroits clés:
En terminant
Ne soyez pas trop exigeant envers vous-mêmes au début — c’est une passion qui demande beaucoup de pratique et d’ajustements, particulièrement selon l’espèce visée. Plus vous ferez de terrain et gagnerez en expérience, plus vous serez performant. Pour ma part, il m’arrive encore d’installer mes caméras de façon moins qu’optimale. Ça fait partie du processus. La bonne nouvelle: en mettant mes conseils en pratique, vous aurez une longueur d’avance. À vos marques, prêts… bonne installation!